mercredi 29 décembre 2010

Un constat alarmant pour la filière bois champardenaise


La Direction Régionale de l'Agriculture de l'Alimentation et de la Forêt de Champagne Ardenne vient de publier un bilan de la filière bois régionale pour les dix dernières années.

Le constat est alarmant : alors que les potentialités forestières sont stables, que le bois est un matériau d'avenir qui se vend de mieux en mieux, la filière bois de Champagne Ardenne s'appauvrit. Elle a perdu 1 560 emplois en dix ans, dont 805 dans les secteurs de l'exploitation forestière et de la scierie où il n'en restait plus que 1 100 en 2008.

Cette régression est encore plus flagrante lorsqu'on examine les volumes de bois ronds produits : en 1999 les forêts régionales produisaient 2 millions de m3 par an alors qu'en 2008 ce volume a chuté à 1,3 millions de m3... Et cette tendance a été loin de s'inverser avec la crise.

Pour terminer ce sombre tableau, on note une progression importante des exportations de bois ronds, c'est à dire que la valeur ajoutée de la filière s'exporte également.

Le rapport de la DRAAF fait ce constat sévère sans pour autant analyser les causes de cette situation.

Pour notre part, nous remarquons la corrélation de cette spirale négative avec le mode de commercialisation des bois largement plébiscité dans la Région. La vente de bois en bloc et sur pied est sans aucun doute une des causes de ce mal. En obligeant les scieurs à stocker sur pied plusieurs mois, voire plusieurs années de fournitures, elle les handicape dans leur trésorerie et mobilise une grande partie de leur potentiel humain.

Le système de vente de bois contractuel qui devrait se développer dans l'avenir est le seul qui peut inverser la tendance. L'Office National des Forêts, par la voix de son nouveau Président, Hervé Gaymard, a confirmé sa stratégie de généraliser ce mode de vente dans les années futures. Certains gestionnaires forestiers comme les coopératives sont dans cette logique depuis de nombreuses années. Les autres gestionnaires forestiers ne s'y sont pas encore penchés et soutiennent le mode traditionnel. A l'évidence les évolutions sont irréversibles et tous les acteurs viendront un jour ou l'autre à cette solution d'avenir.

La question qui reste en suspend est : ne sera-t-il pas trop tard pour la filière bois Champardenaise ?

mercredi 20 octobre 2010

La Maison de la Forêt Privée et du Bois de Champagne Ardenne : une vitrine de l’amont forestier


Souhaitée à la fois par les organisations forestières privées et publiques ainsi que par les instances interprofessionnelles, cette maison de 920 m² a été construite en bois comme il se doit.

Elle regroupe d’ores et déjà le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF), l’Union de la Forêt Privée de Champagne Ardenne (UFPCA), l’Association Régionale des Communes Forestières, l’association interprofessionnelle Valeur Bois et l’Association Champenoise de Certification Forestière (ACCF).

Notre coopérative forestière Forêts & Bois de l’Est y est indirectement représentée par la fédération régionale des syndicats de propriétaires forestiers et des organismes économiques, l’UFPCA.

Si ce regroupement n’apportera pas directement de service supplémentaire aux propriétaires forestiers, il permet d’améliorer la lisibilité de la filière bois vis-à-vis des pouvoirs publics. C’est aussi un lieu de rencontre de tous les acteurs de cette filière et un outil favorisant les contacts et le dialogue entre ses différentes composantes.

Longue vie donc à cette maison et à la politique de filière régionale.

Plysorol aux mains du groupe libanais Bitar


C’était pressenti, le groupe libanais BITAR a eu les faveurs du tribunal de commerce de Lisieux pour la reprise intégrale de la société Plysorol, ex leader européen du panneau de contreplaqué. Cette société compte 3 sites de production en France à Epernay dans la Marne, Lisieux dans le Calvados et Fontenay le Comte en Vendée. Il possède également 1 site de production au Gabon et une concession forestière de quelques 600 000 ha.

Il ne restait en lice que 2 candidats parmi les 5 qui s’étaient fait connaître, dont un industriel local, M Delanoë, associé au fonds d’investissement GCD.

Si l’on considère l’intérêt particulier du site d’Epernay, ce second candidat apportait un projet industriel de long terme de dimension modeste mais pragmatique. Il a eu l’inconvénient de ne concerner que la seule usine d’Epernay, ce qui s’est avéré insuffisant face à son compétiteur qui proposait une reprise totale du groupe et surtout le maintien du maximum d’emplois. Un des atouts de BITAR est de s’appuyer sur un groupe déjà bien implanté sur le marché mondial du contreplaqué et de jouir d’une bonne réputation sur le plan de la gestion durable des concessions forestières qu’il exploite déjà au Ghana.

Pour ce qui concerne le site d’Epernay qui préoccupe plus particulièrement les populiculteurs de Champagne Ardenne et de Picardie, le projet reste à préciser car à ce stade il semble moins lisible que le premier projet cité plus haut. Il promet le maintien des emplois ce qui est une bonne nouvelle. Mais il reste à définir et à mettre en œuvre les actions qui contribueront à le garantir à long terme tout comme la pérennité du débouché local pour les producteurs de peuplier.

L’exemple de la stratégie du précédent repreneur chinois rend évidemment prudent tous les observateurs. Pour autant, à ce stade, il convient de ne pas préjuger d’une stratégie similaire. Nous étions pour notre part certains à l’avance du scénario qui s’est joué avec les chinois, nous croyons aujourd’hui tout à fait possible que les choses se déroulent différemment avec ce groupe Libanais.

La partie est loin d’être acquise et les mois qui viennent seront déterminants pour apprécier la pertinence des actions qu’engagera le nouveau propriétaire d’Epernay. Parmi celles-ci les niveaux d’investissement pour la modernisation du site seront fondamentaux. Mais aussi la politique d’approvisionnement.

Sur ce plan, il est déterminant que l’industriel s’appuie sur les organisations de producteurs de l’interrégion pour assurer une pérennité. Sans retour à une stabilité du marché sur le plan des volumes et des prix et une vraie relation de partenariat, beaucoup de producteurs risquent de se décourager et de ne plus investir suffisamment à terme dans cette essence qu’est le peuplier. L’industriel comme les sylviculteurs auront besoin de lisibilité pour prendre le risque de leurs investissements respectifs. Et cela passe par une relation contractuelle et de partenariat très forte.

Forêts & Bois de l’Est est en capacité de répondre à ce challenge comme elle l’a fait par le passé et comme elle le fait aujourd’hui auprès de nombreux industriels de la filière bois du Grand Est. Nous appelons également de nos vœux que de vraies alliances se nouent avec les autres organisations de producteurs régionales. C’est la seule façon de préparer l’avenir et de faire redécoller la filière peuplier de nos régions.

mercredi 22 septembre 2010

Plysorol : le point de vue d'un ancien salarié sur les ressources forestières de la société au Gabon.

Nous publions ci-dessous un article paru sur Internet et rédigé par un ancien salarié de la société Plysorol au Gabon. Ce dernier a souhaité rester dans l'anonymat.

Il s'agit d'un point de vue parmi d'autres. Nous n'avons pas d'éléments à notre niveau pour confirmer ou infirmer ces analyses mais elles nous ont paru plutôt objectives et bien argumentées. Nous avons donc considéré que cet éclairage était propre à alimenter de façon intéressante le débat autour de cette entreprise qui transforme du peuplier dans notre région et qui risque de disparaître.

Une partie de son avenir se joue en effet en afrique.


"Les pépites du Gabon et la Belle au Bois Dormant

Bonjour, comme beaucoup d’entre-vous je suis suspendu aux nouvelles de Plysorol. J’ai surtout bien connu les questions d’achat de grumes Okoumé, du temps de Monsieur Meese, pour finir avec les portugais.
En lisant la revue de presse sur Infoply -que je félicite au passage pour l’immense travail fourni- j’y vois beaucoup d’émotion mais peu de réalisme et en tout cas une méconnaissance totale de la chaine d’approvisionnement en Okoumé et je voudrais rappeler certains faits pour aider les décideurs à la compréhension de ce métier. Il y a en effet des idées reçues qui risquent de coûter cher pour les les collègues de Plysorol.

1) L’Okoumé n’est pas un « bois précieux » !

Le terme de « bois précieux », il ne pas peut s’appliquer à l’Okoumé dont la valeur se situe actuellement entre 200 et 250 €uros FOB Gabon. C’est à dire qu’à grosseur égale, il est moins cher que le Chêne de nos pays. En revanche l’Okoumé a des propriétés mécaniques qui en font un excellent bois de déroulage très apprécié pour la fabrication du contreplaqué. De plus, il est naturellement durable et en collage phénolique, sert pour les panneaux extérieurs qui ont longtemps fait la réputation de Leroy. Le Gabon à lui tout seul, produit plusieurs millions de M3 d’Okoumé par an, dont plus de 70% des exportations en rondins se sont faites en 2009 vers l’Asie. (Pour nous revenir sous forme de panneaux sur l’Europe, en concurrence de nos propres productions car il faut savoir que l’Europe importe d’Asie plus d’un million de M3 de contreplaqués par an, dont une grande partie en Okoumé du Gabon transformés en Chine grâce à une main d’oeuvre bon marché. En comparaison, si mes souvenirs sont bons, même dans les grandes années la production de Leroy/Plysorol n’a jamais dépassée les 150.000 M3.

2) Les concessions forestières au Gabon ne sont pas les « Pépites » de Plysorol !

C’est là un contresens qui est fait par la plupart des journalistes et que relaient les politiques, (mais chacun son métier!) :

- Les concessions forestières des 2 filiales de Plysorol ont une surface totale de quelques 550.000 hectares, divisée en 3 zones: la plus grande (350.000 hectares) est la plus ancienne, elle a déjà été exploitée depuis plus d’un demi-siècle. Elle en est à sa troisième coupe (donc maintenant des petits arbres). J’ai d’ailleurs subi moi-même les réclamations perpétuelles des dérouleurs de Lisieux sur cette qualité. Une autre concession pour environ 200.000 hect appartient à Pogab, sous l’appellation de permis industriel, mais se situe dans une zone montagneuse donc des bois nerveux. Ce permis (sous réserve que les anciens actionnaires Chinois n’y aient pas touché) est vierge, donc tous les travaux routiers d’accès et de campements sociaux sont à faire.
- Depuis la récente décision du Président Ali Bongo, beaucoup de permis forestiers, de toutes tailles et de toutes nationalités d’actionnaires, sont sans industrie et ne peuvent plus exporter leur production. La valeur des permis forestiers a donc chuté depuis la décision, car il faut savoir que la forêt gabonaise couvre environ 20 millions d’hectares dont environ 15 millions sont exploitables. Le remembrement décidé par l’Administration Forestière libère actuellement quelques 2 à 3 millions d’hectares de permis non conformes à la loi forestière gabonaise.La seule et réelle valeur des permis de Leroy-Gabon et de Pogab réside dans les surfaces importantes des blocs, permettant un aménagement forestier et d’aboutir à une Certification FSC. Ces bois s’ils sont certifiés et industrialisés avec traçabilité, peuvent donner des contreplaqués certifiés FSC, prisés par les marchés européens. C’est cette logique environnementale que les filiales gabonaises avaient commencé à mettre en œuvre du temps de SONAE, mais que les actionnaires Chinois ont abandonné début 2009. D’après les derniers rapports des Eaux & Forêts Gabonaises, les deux concessions des filiales de Plysorol sont en infractions verbalisées pour de nombreuses infractions environnementales, sociales, douanières et fiscales. D’autre part j’ai appris que l’ensemble des matériels routier et forestier avait été vendu par les chinois et que les productions forestières étaient quasiment arrêtées depuis l’interdiction d’exporter les grumes. Avec le chomage non payé et d’après ce rapport des E&F, les campements et habitations sont dans un état lamentable avec de très nombreuses épidémies dues à l’insalubrité de l’eau et des ordures, et plusieurs révoltes des habitants ont eu lieu depuis 18 mois.Dans ce contexte, parler de « pépite » est un peu hâtif. La Forêt elle se mérite, c’est d’abord d’énormes investissements à réaliser tant en équipements routiers, forestiers, sociaux, qu’environnementaux. Rien que la reprise du plan d’aménagement menant à la Certification prendra plusieurs années. Le repreneur de Plysorol aura donc d’énormes investissements à effectuer. Mais cet approvisionnement forestier est le premier maillon indispensable de la chaine de fabrication Plysorol et l’on comprend pourquoi les repreneurs en font une condition sine qua non ! Mais quand on considère tous les investissements à faire, parler de « pépite » parait bien exagéré, surtout assis derrière la télé, ici en France.

3) Industrialisation de la filière au Gabon

tout le monde savait que la transformation des grumes devait se faire sur place !
Le dernier point sur lequel il est bon de revenir est l’obligation depuis 2010 de dérouler les bois sur place. Ce n’était pas une surprise. Toute la filière le savait et le Gabon a tenu bon. C’est pour ne pas l’avoir suffisamment anticipé que la gestion portugaise s’est terminée par un dépôt de bilan. C’est pour ne pas l’avoir admis que le tribunal de Lisieux vient de nous mettre 18 mois dans la vue et a mis en péril l’ensemble du groupe en croyant aux miroir aux alouettes chinoises.
Deux conséquences :

- Intérêt stratégique de l’usine de Pogab, qui doit maintenant impérativement approvisionner les 3 complexes industriels français en placages secs.

- Obsolescence de l’usine de Lisieux dans toute sa partie déroulage et séchage.

4) Et l’avenir ?

a) Défis sociaux et environnementaux dans les forêts gabonaises en reprenant d’urgence les démarches de la Gestion Durable pour une production Certifiée FSC.
b) Défis forestiers en investissant d’urgence dans des équipements modernes, en refaisant le réseau routier et des campements appropriés à un cadre de vie sain, avec écoles et une scierie sur place.
c) Défis industriels au Gabon en triplant d’urgence les capacités de Pogab et en investissant dans d’autres transformations locales diversifiées et à forte valeur ajoutée. Rapatrier de toute urgence la capacité de déroulage et de séchage de Lisieux (désormais inutilisable en France sauf en infraction avec la loi gabonaise) vers Pogab pour réalimenter au plus vite en placages secs nos fabrications en France.
d) Défis industriels en France en relançant les productions des 3 usines françaises vers des productions de finition, de valeur ajoutée et niches techniques. La mixité exotique avec les bois de pays français ont été un atout pour Plysorol et il faudra encore développer ces « combis ».
e) Un énorme effort commercial sera à opérer pour combler le handicap de plusieurs années d’absence partielle ou totale sur les marchés, alors que nos concurrents se bagarrent entre eux pour récupérer notre place avec des produits certifiés.

Donc, parler de poule aux œufs d’or est une provocation pour ceux du métier, mais le potentiel est là pour qui saura le reprendre et surtout aura l’acharnement et le professionnalisme de le redévelopper, et de réveiller »la belle au bois dormant ». Je souhaite donc que mes collègues de Plysorol trouvent ce Prince Charmant ! D’ici-là courage à tous."

mardi 14 septembre 2010

Quand la vente sur pied ne fait plus recette

Ce matin avait lieu la première vente d'automne en feuillu à Bréviande. Les acheteurs sont inquiets car leur marché est difficile. Même s'ils ont des besoins en bois après avoir entammé leurs stocks ils n'ont pas été en mesure de faire rebondir le marché. Le reportage diffusé sur France 3 Champagne Ardenne en donne l'illustration.

Filière bois : pas de rebond - ECONOMIE - France 3 Lorraine Champagne-Ardenne : actualités de Champagne-Ardenne - France 3

Cette situation est paradoxale dans un monde économique qui connaît globalement une reprise lente mais dans un marché du bois européen en pleine euphorie.

Notre avis est qu'il faut en rechercher la raison dans la perte de compétitivité constante de nos industries du bois feuillu, encore soumises à un système d'approvisionnement archaïque basé sur la vente en bloc et sur pied. Ce système est couteux pour l'ensemble de la chaîne de valeur des produits forestiers car il mobilise énormément de ressources humaines. 10 lots visités et estimés pour 1 acheté, sans compter tous les frais liés à l'organisation des ventes et le surveillance des coupes. Il en résulte des coûts de matière entrée scierie exhorbitants par rapports aux autres industries européennes concurrentes sans pour autant que les producteurs soient particulièrement bien lotis.

Un manque de compétitivité qui coûte cher en perte de parts de marchés face à des concurrents étrangers qui eux l'ont amélioré. C'est ainsi qu'en 10 ans la France, premier massif forestier européen feuillu, a perdu 50% de sa capacité de production de sciage.

La relative résistance des professionnels champenois a sans doute masqué la dure réalité qui semble désormais les rattraper comme elle a déjà rattrapé ceux des autres régions françaises.

Les réformes de ce système ancestral doivent être entreprises rapidement pour contribuer à redresser cette situation sur le long terme et préserver des débouchés rémunérateurs aux forestiers. Investir dans une meilleure productivité ou dans des outils modernes gages d'une meilleur valeur ajouté nécessite de donner des assurances et des régularités d'approvisionnement aux scieries.

C'est la démarche que poursuit une grande partie de la coopération forestière française dans laquelle s'inscrit Forêts & Bois de l'Est dont l'objectif est de promouvoir une filière industrielle moderne à travers des contrats d'approvisionnement. Mode de vente qui trouve toute sa pertinence aujourd'hui car les clients industriels qui en ont gouté y reviennent et augmentent leur prix car il s'agit d'une méthode plus économique pour l'ensemble de la filière. les producteurs en sont donc aujourd'hui les premiers bénéficiaires.

vendredi 10 septembre 2010

Plysorol, l'épilogue ?


Ce que nous préssentions depuis longtemps est en train de se produire: le tribunal de commerce de Lisieux a prononcé la liquidation judiciaire de l'ancien fleuron du contreplaqué en France le 8 septembre. Ceci à la demande de l'administrateur judiciaire.

C'est une catastrophe pour les 400 salariés d'abord qui perdrons probablement leur emploi mais également pour les populiculteurs de la moitié Nord de la France qui voient disparaitre un débouché local important.

Tout n'est pourtant pas encore définitivement terminé puisque le tribunal a donné jusqu'au 15 septembre au propriétaire chinois actuel Zhang Guohua pour trouver un repreneur fiable. 2 candidats se disent toujours intéressés.

Si un ou plusieurs projets de reprise sont validés, le tribunal de commerce autorisera la poursuite de l'activité durant 8 semaines, le temps de finaliser la transaction et la mise en place de la ou des nouvelles sociétés.

Même s'il est difficile d'espérer encore un dénouement heureux, tant que tout n'est pas définitif, croisons les doigts.

lundi 9 août 2010

L'emballage léger en bois a de l'avenir

A travers cette vidéo proposée par le Syndicat des Industriels français de l'Emballage Léger en bois on découvre toute la pertinence de cette filière dans un contexte de développement durable. C'est une industrie qui sait innover comme le montre ce très bon film.